Forêts

État et tendances
superficie inchangée dans la plupart des endroits
Sain, changement faible
qualité des forêts, comme l'intégrité et la distribution des classes d'âge, en déclin
Préoccupant, empire lentement ou modérément
amélioration de la couverture temporelle requise
Fiabilité de la constatation moyenne

Constatation clé 1 : Sur le plan national, la superficie que couvrent les forêts a peu changé depuis 1990; sur le plan régional, la réduction de l'aire des forêts est considérable à certains endroits. La structure de certaines forêts du Canada, y compris la composition des espèces, les classes d'âge et la taille des étendues forestières intactes, a subi des changements sur des périodes de référence plus longues.

Cette constatation clé est divisée en cinq parties :

Les forêts sont des écosystèmes dynamiques et diversifiés où se produisent des interactions complexes entre les espèces et les processus environnementaux, en partant des structures souterraines jusqu'au-dessus de la voûte forestière. Les forêts sont importantes pour la biodiversité, car elles fournissent un habitat à un vaste éventail de plantes et d'espèces animales, des micro-organismes aux grands mammifères, et elles constituent un réservoir de diversité génétique. On estime qu'environ deux tiers des espèces au Canada sont associées aux forêts pendant au moins une partie de leur cycle de vie1, 2. Les forêts offrent également des services écosystémiques, notamment la régularisation du débit d'eau dans le paysage, le contrôle de l'érosion, la purification de l'eau, la stabilisation du climat et d’immenses bénéfices économiques.

Couvert forestier par écozone+
% du couvert forestier total
Carte : Couvert forestier par écozone+. Cliquez pour obtenir une description du graphique (nouvelle fenêtre).
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Cette carte du Canada montre la portion du territoire occupée par le couvert forestier. La carte indique en outre les limites des Écozones+ ainsi que le pourcentage de couvert forestier de chacune, soit : Écozone+ Boréale de Terre-Neuve, 64 %; Écozone+ Maritime de l’Atlantique, 76 %; Taïga du bouclier, 34 %; Bouclier boréal, 66 %; Plaines à forêts mixtes, 20 %; Plaines hudsoniennes, 53 %; Plaines boréales, 59 %; Prairies, 6 %; Taïga des plaines, 53 %; Taïga de la Cordillère, 32 %; Cordillère boréale, 40 %; Cordillère montagnarde, 62 %; Bassin intérieur de l’Ouest, 63 %; Écozone+ Maritime du Pacifique, 49 %. Comme l’Écozone+ de l’Arctique est située au nord de la limite des arbres, elle ne présente aucun couvert forestier appréciable. Les secteurs visés par des « perturbations dues aux incendies de forêts » sont représentés par des taches de couleur, dispersées au sein des diverses Écozones+ de forêt boréale ou de taïga. Ces secteurs sont particulièrement visibles dans la Taïga du bouclier. Une carte en médaillon indique la zone occupée par la forêt boréale.

Sources :
1. Carte – Ahern, 201011.
2. % de forêt+– Inventaire forestier national du Canada, 20105.
3. Zone boréale – adapté de Brandt, 20101.

Types de forêts

Il existe deux zones forestières bioclimatiques au Canada – la zone boréale et la zone tempérée. Chaque zone possède une géographie, une végétation, un climat, un sol et des espèces sauvages uniques. Le Canada possède respectivement 24 % et 15% des forêts boréales et tempérées mondiales3-5, et 9 % du couvert forestier total mondial4. La forêt boréale s'étend sur huit écozones+ (voir la carte). C’est le plus grand écosystème forestier contigu de la planète et le plus grand biome du Canada, couvrant 25 % de la superficie terrestre totale du Canada et 72 % de sa superficie forestière totale1.

Les forêts d'épinettes dominent toutes les écozones+ forestières boréales5. Les forêts d'épinettes noires ont une importance écologique particulière, en raison de leur couverture végétale presque continue de mousses hypnacées, de sphaigne et de lichens – un fourrage essentiel pour les hardes de caribous migrateurs en hivernage et un habitat pour diverses espèces. Dans le nord du Québec, 9 % des forêts denses d'épinettes noires sont devenues des systèmes de forêts à lichens ces cinquante dernières années6. La proportion de forêt boréale dominée par l'épinette a diminué dans la portion des forêts gérées du bouclier boréal de l'Ontario7, ainsi que dans la partie sud du bouclier boréal du Manitoba8. L’épinette est également en déclin à l’extérieur de la forêt boréale9, 10.

La forêt tempérée s'étend sur six écozones+ et les espèces d'arbres sont plus variées. Dans l'écozone maritime de l'Atlantique, les espèces dominantes sont l'épinette et l'érable, dans la forêt carolinienne des plaines à forêts mixtes, ce sont les espèces décidues, dans la cordillère montagnarde, ce sont l'épinette et le pin, et dans l'écozone+ maritime du Pacifique, c'est la pruche qui domine11.

Monde

Tendances mondiales

Durant la dernière décennie, environ 130 000 km2 de forêts sont perdus annuellement, en comparaison des 160 000 km2 perdus dans les années 19904. De 1990 à 2005, 3,1 % des forêts du monde ont disparu13.
 

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Photo : Forêt boréale © Service canadien des forêts
Forêt boréale

Déforestation

Superficie (km2)
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Ce diagramme à barres montre l’évolution de la superficie annuelle de déforestation de 1990 à 2007. Cette superficie a d’abord diminué chaque année, passant d’environ 700 kilomètres carrés en 1990 à environ 500 kilomètres carrés en 1994. Après 1994, la superficie annuelle de déforestation est demeurée d’environ 500 kilomètres carrés, sauf en 1995 (800 kilomètres carrés) et en 2006 (750 kilomètres carrés).

 

Remarque : Ce graphique montre la déforestation (superficie forestière convertie en d'autres types d'occupation du sol). Comme il n'inclut pas la superficie convertie en forêt à partir d'autres types de couverture terrestre, il ne représente pas un changement net dans la superficie forestière.
Sources : Adapté d'Environnement Canada, 200913; Ressources naturelles Canada, 200814.

La superficie forestière totale au Canada15 s'élève à environ 3,48 millions de km2. De 1990 à 2007, la superficie déboisée annuellement (c'est-à-dire affectée de façon permanente à d'autres utilisations du sol) s'établissait à 482 à 760 km2, un tauxannuel de déforestation de 0,01 à 0,02 %. Ce pourcentage est très faible par rapport au taux mondial de déforestation et à la superficie forestière totale du Canada12, 16. Les tendances dans la superficie forestière totale, incluant l'afforestation (boisement d'autres types de couverture terrestre), sont impossibles à calculer à partir des données disponibles.

La conversion de terres forestières pour l'agriculture, les routes d'accès aux ressources naturelles, les lignes de transmission, le développement de l'exploitation du pétrole et du gaz, le développement urbain et leur inondation pour de nouveaux réservoirs hydroélectriques contribuent à la déforestation13. Le taux de déforestation est faible à l'échelle nationale, mais il peut être élevé dans certaines régions. Par exemple, 45 % des forêts côtières denses de pins de Douglas en Colombie-Britannique ont été converties en d'autres types d'occupations du sol17. Par ailleurs, la portion de l'écozone+ des plaines à forêts mixtes de l'Ontario connaît une faible afforestation, en passant d'un couvert forestier de 11 % dans les années 1920 à 22 % de nos jours18.

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Changements dans la zone des limites forestières

L'expression « limite forestière » est trompeuse - il n'y a pas de ligne nette là où la limite des arbres se termine, mais plutôt une transition d'arbres de plus en plus épars jusqu'à la toundra. Les zones des limites forestières au Canada sont à la fois latitudinales, dans le nord du pays, et altitudinales, sur les flancs de collines et de montagnes. L'image qui s'impose est celle du changement, mais pas une expansion uniforme des limites forestières. Dans le nord du Québec, les arbres de la zone forestière de la toundra grandissent plus rapidement, et leur taille est plus importante depuis les années 197019, mais la distribution des arbres n'a pas énormément changé20. Au Labrador, les limites forestières se sont étendues vers le nord et le haut des collines ces 50 dernières années le long de la côte, mais pas à l'intérieur des terres21. Dans les montagnes du nord-ouest du Canada, la croissance et la densité des arbres ont changé davantage par rapport à la position des limites forestières alpines22.

Changements de végétation dans le zone des limites forestières du Canada occidental
De 1985 à 2006
Graphe : Changements de végétation dans la zone des limites forestières. Cliquez pour obtenir une description du graphique (nouvelle fenêtre).
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Ce diagramme à barres montre le pourcentage de changement survenu de 1985 à 2006 dans la superficie des diverses classes de végétation, dans la zone de la limite des arbres, à l’ouest de la baie d’Hudson. Au cours de cette période, les terrains nus ont diminué de 9,4 %, la couverture de lichens a diminué de 3,9 %, la couverture de conifères a augmenté de 0,45 %, la couverture herbacée a augmenté de 12 %, et la couverture arbustive a augmenté de 15 %. La carte accompagnant le diagramme montre la position de la zone étudiée. Cette large bande longe la limite sud de l’Écozone+ de l’Arctique, depuis la rive ouest de la baie d’Hudson jusqu’à la frontière de l’Alaska.

 

Changements moyens survenus dans la zone sur 22 ans, d'après l'analyse d'images satellitaires au début du printemps et en été.
Source : Données tirées de Olthof et Pouliot, 201023.

Une étude réalisée sur les limites forestières dans l'ouest du Canada n'a révélé qu'une petite augmentation nette du couvert arboré, mais des changements majeurs dans la végétation au sein de la zone de limite forestière. Le couvert arboré augmentait dans la moitié nord de la zone, mais ce phénomène était essentiellement compensé par des diminutions dans la partie sud, surtout à l'ouest du delta du Mackenzie - probablement en raison des conditions plus sèches causées par des températures plus élevées24. Les plus grands changements étaient une augmentation des arbustes et, au nordouest de la zone de la limite forestière, un remplacement de la couverture de lichens et de terrains nus par de petites plantes non graminoïdes (plantes herbacées).

Depuis 1900, la limite forestière a progressé à 52 % parmi les 166 sites examinés dans le monde et elle a diminué sur seulement 1 % des sites25.

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Photo : Parc national du Canada du Gros-Morne, Terre-Neuve-et-Labrador © iStock.com/Mmac72
Parc national du Canada du Gros-Morne, Terre-Neuve-et-Labrador

Intégrité des paysages du Canada

Le Canada est l'un des rares pays qui possède encore de vastes parcelles de forêts relativement non touchées par l'activité humaine, et on estime qu'elles contiennent la plupart de leur biodiversité naturelle. Le degré d'intégrité des forêts canadiennes dépend de la façon dont les évaluations sont réalisées et, comme le soulignent Long et  al.26, l'évaluation de l'intégrité, ou son corollaire, la fragmentation, peut être complexe. L'Observatoire mondial des forêts a caractérisé des paysages intacts comme des régions non détériorées, n'ayant pas subi d'impact anthropique, d'au moins 50 km2 pour les forêts des écozones boréales et de la taiga, et d'au moins 10 km2 pour les forêts tempérées27. La Colombie–Britannique a défini les forêts ombrophiles côtières intactes17 comme des paysages non détériorés de plus de 500 km2. L'Alberta Biodiversity Monitoring Institute a adopté cependant une approche différente, en mesurant l'intégrité comme un pourcentage de ce qu'on attendrait d'un habitat vierge28.

L’Observatoire mondial des forêts a publié la seule perspective nationale sur l’intégrité (voir la carte) et il en a conclu que plus de 50 % du paysage total du Canada et plus de 50 % de la superficie des écozones boisées consistent en paysages forestiers intacts. Ceci inclut 94 % des écozones boréales septentrionales (à partir du système de classification des écozones terrestres du Canada)29 – taïga de la Cordillère, Cordillère boréale, plaines hudsoniennes, de la taïga du Bouclier et 73 % de la taïga des plaines. Les régions boréales plus au sud subissent plus les impacts de l’activité humaine. Trente-sept pour cent des plaines boréales et environ 42 % des écozones de forêts tempérées demeurent intactes en tant que paysages forestiers – 90 % de ces dernières se trouvent en Colombie-Britannique, et le reste, en Alberta27. En Amérique du Nord, la seule forêt ombrophile tempérée côtière intacte qui reste se trouve en Colombie-Britannique et en Alaska. Environ le tiers de la forêt tempérée ombrophile côtière qui reste est intact17, par parcelles de plus de 500 km2.

Carte : Intégrité des paysages du Canada. Cliquez pour obtenir une description du graphique (nouvelle fenêtre).
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Dans cette carte du Canada où sont indiquées les limites des Écozones+, des plages de couleur permettent de séparer le territoire terrestre en deux classes de paysages : d’une part, les paysages intacts exempts de perturbation humaine, qui comprennent ici les superficies intactes de forêt boréale de plus de 50 kilomètres carrés et les superficies intactes de forêt tempérée de plus de 10 kilomètres carrés; d’autre part, les paysages fragmentés par les perturbations humaines, qui dominent le sud du Canada mais s’étendent vers le nord dans certaines régions, notamment dans les Écozones+ des Plaines boréales et de la Cordillère montagnarde. On peut remarquer une zone isolée de paysages intacts, correspondant aux Rocheuses. L’Écozone+ de l’Arctique a été exclue de cette analyse.

 

Remarque : Les paysages intacts sont définis comme ayant > 50 km2 pour la forêt boréale et > 10 km2 pour la forêt tempérée.
Source : Adapté de Lee et al., 201027.

La fragmentation des forêts se produit lorsque de grandes forêts continues sont fractionnées en parcelles de plus petite taille. Elle peut être le résultat d’activités humaines comme la déforestation pour l’agriculture, l’urbanisation, les activités d’exploitation pétrolière et gazière, et les routes30, ainsi que de processus naturels tels que les incendies et les infestations d’insectes31, 32. Les perturbations naturelles font l’objet d’une autre section; la présente section ne porte que sur la fragmentation causée par les activités humaines. Les répercussions de la fragmentation des forêts par les activités humaines dépendent de l’espèce et de l’échelle spatiale. Ces répercussions peuvent être les suivantes : diminution des oiseaux migrateurs et résidants néotropicaux nécessitant un habitat forestier à l’intérieur des terres33; déclin des espèces requérant de grands habitats, par exemple le grizzli et le caribou; augmentation des espèces préférant brouter à la lisière des forêts, notamment l’orignal; augmentation de l’exposition des espèces de l’intérieur des forêts aux prédateurs et aux parasites; bouleversement de la structure sociale de certaines espèces34 et obstacles à la dispersion30. Foresterie durable peuvent être conçus pour atténuer les effets de la fragmentation.

Intégrité d’une forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l’Alberta-Pacific

Pourcentage d’intégrité
Graphe: Intégrité d’une forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l’Alberta-Pacific. Cliquez pour obtenir une description du graphique (nouvelle fenêtre).
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Ce graphique montre le pourcentage de forêt ancienne intacte que renferme la Zone de gestion forestière de l’Alberta-Pacific. Le pourcentage de forêt ancienne est de 92 % pour l’ensemble des types forestiers, de 93 % pour les forêts d’épinette blanche et de sapin, de 95 % pour les pinèdes, de 91 % pour les forêts de feuillus et de 93 % pour les forêts mixtes.

 

 
Source : Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 200928
 

L’Alberta Biodiversity Monitoring Institute a mesuré l’intégrité de l’habitat et l’empreinte écologique de l’homme sur la zone de gestion forestière de l’Alberta-Pacific (Al-Pac). Cette zone s’étend sur 57 331 km2 28, et constitue jusqu’à 9,5 % de l’écozone+ des plaines boréales5.

La forêt ancienne dans la zone de gestion forestière de l’Al-Pac est intacte à 92 %, c’est-à-dire qu’elle occupe 92 % de la superficie qu’elle serait supposée occuper s’il n’y avait pas d’impacts d’origine humaine. L’indice d’empreinte écologique montre que l’influence humaine est évidente dans 7 % de la zone de l’Al-Pac. La majeure partie de l’empreinte écologique de l’homme est due à l’exploitation forestière, aux infrastructures énergétiques et au transport. La moitié de l’empreinte écologique de l’homme sur la forêt a été créée durant les dix dernières années28.

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Modification des forêts de fin de succession en forêts au stade pionnier

Le paysage canadien était dominé par des forêts anciennes lorsque la colonisation européenne a commencé, même si les perturbations naturelles causées par les incendies et les insectes assuraient un éventail des catégories d’âge dans le paysage. En général, les forêts anciennes ont une diversité, une complexité et une biodiversité structurelles accrues par rapport aux forêts jeunes, mais les caractéristiques des forêts plus âgées dépendent de l’espèce et de l’historique du site17, 35. De même, l’âge au début des caractéristiques d’une forêt ancienne varie en fonction du type de forêt et du site35. Par exemple, dans la forêt boréale, l’âge des peuplements anciens va d’environ 80 à plus de 300 ans36. En Nouvelle-Écosse, le gouvernement définit les forêts anciennes comme ayant plus de 125 ans35. En Colombie-Britannique, les forêts anciennes de l’intérieur sont définies comme ayant 120 à 140 ans, et sur la côte, les définitions varient entre 140 ans et plus de 250 ans17, 37, 38. Un glissement des forêts anciennes en faveur de jeunes forêts a été observé dans tout le pays, comme dans l’écozone+ maritime de l’Atlantique39 et dans celle des plaines boréales36.

Dans la zone boréale de Terre-Neuve40 et l’écozone+ maritime du Pacifique38, les forêts anciennes couvrent encore 40 % de la superficie forestière, et on présume que les forêts anciennes dominent encore les plaines hudsoniennes, où les perturbations anthropiques sont minimes et où les régimes de perturbations naturelles ne semblent pas avoir changé.

Étendue des forêts anciennes

Carte et graphiques : Étendue de vieilles forêts à divers endroits du Canada. Cliquez pour obtenir une description du graphique. Cliquez pour obtenir une description du graphique (nouvelle fenêtre).
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Ce graphique montre les pourcentages de forêt ancienne qui existaient dans cinq régions du Canada à diverses époques, au moyen d’un diagramme à barres distinct pour chacune de ces régions, dont la position est indiquée sur une carte du Canada. Selon ces diagrammes, les forêts ont globalement rajeuni, sauf dans la portion québécoise des Plaines à forêts mixtes.

Voici les faits saillants révélés par chaque diagramme :

  1. Dans la forêt boréale de l’Alberta, le pourcentage de forêt âgée de plus de 120 ans est passé de 29 % en 1991 à 18 % en 1999..
  2. Dans l’Écozone+ Boréale de Terre-Neuve, en 2009, le pourcentage de jeune forêt était de 59 %, et le pourcentage de forêt de plus de 81 ans était de 41 %.
  3. En Nouvelle-Écosse, le pourcentage de forêt de plus de 100 ans a diminué, passant de 8,7 % en 1958 à 0,3 % durant la période 1997-2003, et le pourcentage de forêt de 81 à 100 ans a également diminué, passant de 16 % en 1958 à 1,2 % durant la période 1997-2003.
  4. Dans la portion québécoise de l’Écozone+ des Plaines à forêts mixtes, trois périodes (1969-1975, 1981-1988 et 1990-1995) sont comparées quant à la structure d’âge de la forêt. Les pourcentages de forêt en régénération (de moins de 2 mètres de hauteur) et de forêt jeune (de plus de 7 mètres de hauteur, en hausse) sont demeurés relativement constants, respectivement de 10 % et de 45 %, tandis que le pourcentage de forêt régénérée (de 2 à 7 mètres de hauteur) a diminué, passant approximativement de 25 % à 10 %. Le pourcentage de forêt mature ou ancienne (de plus de 7 mètres de hauteur, mais stable ou en baisse) a augmenté au cours de la période, passant approximativement de 18 % à 32 %.
  5. Dans la zone côtière de Colombie-Britannique, le pourcentage de forêt de plus de 140 ans a diminué, passant approximativement de 62 % avant l’arrivée des Européens à 41 % au milieu des années 1990.

 

Remarque : Les distributions des classes d’âge et de taille sont touchées à la fois par les perturbations d’origine naturelle et anthropique.
Sources (dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant par l’Alberta) : Timoney, 200336; Newfoundland Labrador Department of Natural Resources, 200940; Pannozza et Coleman, 200839, Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune de Québec, 201041; Ministère de l’Environnement, 200638.

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