Canada Objectif 3

D’ici 2020, les terres humides du Canada sont conservéesBut A ou améliorées afin de soutenir leurs services écosystémiques grâce à des activités de rétention, de restauration et de gestion.


Indicateurs :

 

À propos de l’objectif

Le Canada abrite 25 % des milieux humides de la planète, notamment des tourbières (ombrotrophes et minérotrophes), des marécages, des marais et des eaux peu profondes ou libres. Les milieux humides sont directement responsables de plusieurs services écosystémiques qui profitent aux Canadiens, comme la réduction de l’impact des inondations et des sécheresses, la filtration de l’eau, le contrôle de l’érosion, la protection des collectivités contre les ondes de tempête, et le stockage d’une grande quantité de gaz à effet de serre. Ils offrent également des possibilités de loisirs en plein air, d’éducation, de chasse et de pêche. En outre, les milieux humides sont essentiels au cycle de vie d’un grand nombre de plantes et d’animaux, dont le tiers des espèces en péril au Canada. Or, malgré l’importance des milieux humides, ceux-ci continuent de se dégrader. Les pertes atteignent maintenant des niveaux critiques dans de nombreuses régions du pays. Afin de réduire les effets négatifs de la perte de milieux humides, il faut s’assurer de conserver ceux qui restent et de les utiliser d’une manière écoresponsable pour pouvoir continuer à jouir des avantages qu’ils procurent. La conservation et l’amélioration des milieux humides seront bénéfiques aux espèces sauvages et végétales, assureront le maintien d’écosystèmes vitaux et des avantages (parfois appelés services écosystémiques) que ceux-ci procurent aux Canadiens, et contribueront à la santé et au bien-être des Canadiens.

L’objectif 3 du Canada est liée à l’objectif d'Aichi mondial suivant dans le cadre du Plan stratégique 2011-2020 pour la diversité biologique de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique

  • Objectif 4 - D’ici à 2020 au plus tard, les gouvernements, les entreprises et les parties prenantes, à tous les niveaux, ont pris des mesures, ou mis en œuvre des plans, pour assurer la production et la consommation durables et maintenu l’utilisation des ressources naturelles dans des limites écologiques sûres.
  • Objectif 5 - D’ici à 2020, le rythme d’appauvrissement de tous les habitats naturels, y compris les forêts, est réduit de moitié au moins et si possible ramené à près de zéro, et la dégradation et la fragmentation des habitats sont sensiblement réduites.
  • Objectif 14 - D’ici à 2020, les écosystèmes qui fournissent des services essentiels, en particulier l’eau et contribuent à la santé, aux moyens de subsistance et au bien-être, sont restaurés et sauvegardés, compte tenu des besoins des femmes, des communautés autochtones et locales, et des populations pauvres et vulnérables.
  • Objectif 15 - D’ici à 2020, la résilience des écosystèmes et la contribution de la diversité biologique au stocks de carbone sont améliorées, grâce aux mesures de conservation et restauration, y compris la restauration d’au moins 15% des écosystèmes dégradés, contribuant ainsi à l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci, ainsi qu’à la lutte contre la désertification.

 


Évaluation provisoire des progrès de 2018

En voie deréaliser l’objectif icôneDans l’ensemble, le Canada est en voie d’atteindre cet objectif, principalement grâce au travail du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS). Le PNAGS est un plan d’action international visant à conserver la sauvagine partout au Canada, aux États-Unis et au Mexique et constitue une pierre angulaire de la conservation des terres humides à l’échelle du continent.

Le PNAGS réunit des partenaires en matière de conservation, y compris des gouvernements, des organismes de conservation, des scientifiques et des propriétaires de terres privées, à l’appui des activités de conservation, de restauration et de gestion des terres humides. Ces partenaires travaillent principalement dans le cadre de plans conjoints publics-privés qui intègrent la planification, la science et la gestion pour des habitats clés (Intramontagnard canadien, Est, Oiseaux du Pacifique et Prairies) et des espèces clés (Oies de l’Arctique, Canards noirs et Canards de mer).

Depuis 1986, le PNAGS a aidé à réduire le rythme de la perte et de la dégradation des terres humides en protégeant et restaurant les terres humides, en établissant des accords de conservation et en exerçant une influence sur les activités d’intendance des propriétaires fonciers, des agriculteurs, des gestionnaires de terres et des organismes de conservation.

Depuis sa création, 8,5 millions d’hectares de milieux humides et de milieux secs connexes ont été conservés au Canada, et 6,6 millions d’hectares ont été restaurés ou gérés sous les auspices du PNAGS. Rien qu’au cours des cinq dernières années, plus de 550 000 hectares de terres humides et de hautes terres connexes ont été préservés et plus de 1,7 million d’hectares ont été restaurés ou gérés par les partenaires du PNAGS. Ces progrès sont illustrés dans le diagramme ci-dessous.

Des progrès ont également été réalisés aux niveaux provincial et territorial pour appuyer l’amélioration des mesures de conservation des terres humides. Par exemple, l’Ontario a mis en place une stratégie de conservation des terres humides de 15 ans qui vise à accroître tant leur superficie que leur fonction dans les régions qui ont connu la plus grande perte de terres humides d’ici 2030. Le Manitoba et le Québec intensifient également leurs efforts de restauration et de conservation des milieux humides grâce à une nouvelle loi présentée par les deux administrations.

À l’échelle fédérale, plus de 40 millions de dollars ont été investis par de multiples partenaires entre 2014 et 2016 dans plus de 130 projets de restauration et de mise en valeur et projets scientifiques, par l’entremise du Fonds national de conservation des milieux humides. Ces projets ont permis de restaurer plus de 1 000 hectares d’habitats humides et des milieux secs qui leur sont associés et de valoriser plus de 318 000 hectares de terres, contribuant à améliorer la qualité de l’eau pour le poisson, la sauvagine et d’autres espèces sauvages.

Malgré ces progrès, d’autres mesures s’imposent pour réduire les taux de dégradation et de perte des milieux humides. L’engagement et l’action continus de tous les partenaires seront essentiels pour assurer la poursuite de ce travail essentiel.

Le Canada participe également à la Convention de Ramsar sur les terres humides, qui fournit un cadre d’action international partout dans le monde, en particulier pour les terres humides servant d’habitat à la sauvagine. Le rapport de 2018 du Canada à la Convention de Ramsar (en anglais seulement) décrit les progrès réalisés par rapport aux objectifs de la Convention au cours des trois dernières années.

 

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