Canada Objectif 2

D’ici 2020, les espèces qui sont en sécurité demeurent en But Asécurité, et les populations d’espèces en péril inscrites dans le cadre des lois fédérales affichent des tendances qui correspondent aux programmes de rétablissement et aux plans de gestion.

 

Indicateurs :

À propos de l’objectif

Le Canada abrite une variété unique de plantes et d’animaux. Ces espèces ne représentent pas uniquement l’énorme biodiversité canadienne : elles font aussi partie intégrante du patrimoine naturel et culturel de tous les Canadiens, en particulier des peuples autochtones. Chaque espèce joue un rôle clé dans le maintien de la santé globale des écosystèmes puisque des populations d’espèces indigènes en santé sont essentielles à la préservation de la biodiversité canadienne et des avantages qu’elle procure. Cependant, le bien-être de certaines de ces espèces est menacé.

En 1995, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada ont adopté la Stratégie canadienne de la biodiversité comme stratégie et plan d’action national pour la biodiversité (SPANB) en réponse aux exigences de la CDB. Cette initiative a mené à l’Accord pour la protection des espèces en péril, en vertu duquel les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux se sont engagés à désigner les espèces en péril, à protéger leur habitat et à élaborer des programmes de rétablissement, de même qu’à élaborer des lois, des règlements, des politiques et des programmes complémentaires pour y parvenir. En 2002, la Loi sur les espèces en péril, une loi fédérale, a été adoptée. Cette loi reconnaît le rôle essentiel joué par les peuples autochtones du Canada dans la conservation des espèces sauvages. Elle prévoit, entre autres, la création du Conseil autochtone national sur les espèces en péril.

Le Canada abrite environ 80 000 espèces différentes et, pour maintenir la biodiversité, il faut s’assurer que les espèces qui sont en sécurité le demeurent puisque la perte d’une espèce équivaut à une perte de biodiversité. Au Canada, plus de 500 espèces figurent sur la liste des espèces en péril de la loi fédérale, principalement à cause de la perte et de la dégradation d’habitat, de la compétition avec les espèces exotiques envahissantes, et des changements environnementaux attribuables aux changements climatiques et à la pollution. Lorsqu’une plante ou un animal est déclaré en péril en vertu de la loi fédérale, il faut préparer un programme de rétablissement ou un plan de gestion. Des efforts concertés des gouvernements fédéral, municipaux, provinciaux et territoriaux s’avèrent essentiels pour améliorer la situation de ces espèces et atteindre les objectifs énoncés dans les programmes de rétablissement.

L’objectif 2 du Canada est liée à l’objectif d'Aichi mondial suivant dans le cadre du Plan stratégique 2011-2020 pour la diversité biologique de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique :

  • Aichi Objectif 12 - D’ici à 2020, l’extinction d’espèces menacées connues est évitée et leur état de conservation, en particulier de celles qui tombent le plus en déclin, est amélioré et maintenu

 


Évaluation provisoire des progrès de 2018

Progression vers l’objectif, mais à un rythme insuffisant icône Le Canada mesure les progrès réalisés vers l’atteinte de cet objectif à l’aide de trois indicateurs, à savoir les tendances des populations d’espèces en péril, les changements dans les risques de disparition des espèces sauvages et les tendances de la situation générale des espèces sauvages.

Dans l’ensemble, des progrès sont réalisés en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril, mais à un rythme insuffisant pour atteindre l’objectif 2 du Canada d’ici la fin de 2020. En outre, les données probantes à l’appui de la production de rapports exhaustifs ayant trait à cet objectif sont limitées, bien qu’on s’attende à ce que davantage de renseignements deviendront disponibles à mesure que les programmes de rétablissement seront mis en œuvre pour diverses espèces.

Les gouvernements canadiens ont établi des systèmes de recensement et de rétablissement des espèces en péril. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) assume un rôle de premier plan dans l’évaluation de l’état de conservation de      ces espèces. Les organismes gouvernementaux de tout le pays ont également mis en place des systèmes d’inscription des espèces en vertu des lois pertinentes et, par la suite, de planification et d’application de mesures visant le rétablissement des populations clés.

Le Canada a également un certain nombre de programmes d’intendance qui appuient ces efforts. Par exemple, le Programme d’intendance de l’habitat (PIH) s’inscrit dans la Stratégie nationale pour la protection des espèces en péril du Canada. Le PIH incite des Canadiens à participer aux mesures de conservation qui profiteront aux espèces sauvages. De 2013 à 2016, le PIH a investi plus de 36 millions de dollars pour appuyer plus de 500 projets de conservation locaux ciblant des espèces en péril, qui ont profité en moyenne à plus de 310 espèces en péril annuellement. Des programmes semblables existent dans plusieurs provinces et territoires.

En juin 2018, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de continuer à utiliser une approche plus ciblée et multi-espèces pour la conservation des espèces en péril et ont établi un nouvel ensemble de principes pour aider à orienter ces efforts. On s’attend à ce que cela accélère les progrès vers l’atteinte de cet objectif au fil du temps. De plus, le nouveau Fonds de la nature du Canada, d’une valeur de 500 millions de dollars, comprend des fonds pour appuyer les progrès en matière de protection et de rétablissement des espèces en péril. Plus de 200 millions de dollars seront consacrés à faire progresser une nouvelle démarche fondée sur des partenariats qui met l’accent sur les lieux, les espèces et les menaces prioritaires.

Le Canada contribue également aux efforts mondiaux en participant à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui réglemente le commerce international légal de la faune et de la flore sauvages afin d’assurer leur survie. Le Canada préside plusieurs comités de la CITES et participe activement à un certain nombre de groupes de travail clés en vertu de la Convention.

 

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